Blog photogestion

2 juillet 2009

Chronologie d’une “révélation” numérique

Classé dans : L'air du temps — dhennemand @ 8:30

Avant…, nous avions plusieurs vies, plusieurs comportements non miscibles qui relevaient des sphères professionnelle, privée ou intime, c’est-à-dire strictement personnelle.

Au présent, la publication et le partage, suscités par des offres performantes et gratuites nous amènent à nous révéler à notre insu, nous nous exposons plus ou moins consciemment.

L’intrusion par les acteurs du réseau dans notre production numérique nous fait connaître et reconnaître au delà de ce que nous souhaitons divulguer.

La simple production d’un document numérique, son enregistrement résident ou distant permet une progressive analyse à la fois du contenu et l’identification de son auteur, voir, et c’est ce qui devient sensible, la confrontation de plusieurs profils d’un même auteur, jusque là anonyme et tranquille dans la séparation de ses différents mondes.

 

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Chronologie

 

Phase 1

Nous produisons des documents faits de textes, d’images fixes ou animées et de sons et nous les enregistrons.

 

Phase 2

Depuis peu, nous archivons ces documents sur des sites distants. Pourquoi ne le ferions nous pas puisqu’ils apportent des services pour le moment gratuits et sécurisés et que l’on nous convainc du bien fondé de ce partage.

 

Phase 3

De nouveaux outils ont la redoutable capacité de détecter des similitudes de données quelque soit la nature du document. Les moteurs analysent chaque jour un peu plus en profondeur le document numérique. Initialement était indexé le nom du fichier, puis les métadonnées du document; enfin les contenus eux-mêmes sont scrutés pour la plus grande joie des utilisateurs des moteurs de recherche. Il y a une véritable satisfaction face à ces services, leur adoption est naturelle et notre participation à ce phénomène d’indexation universelle est sans contrainte.

Phase 4

Ces outils deviennent des solutions métiers, on les adaptent aux différents acteurs aux besoins variés. L’éditeur recherche la contrefaçon ou un téléchargement illégal, le photographe veut déceler les utilisations abusives et non déclarées de ses créations, l’agence photo emboîte le pas en croyant sauver sa peau, le compositeur recherche un plagiat et l’employeur cherche à connaître la véritable nature de son futur collaborateur.

 

Phase 5

L’analyse des contenus numériques révèle des similitudes par simple rapprochement des données objectives, la photographie, le texte, la séquence vidéo ou musicale.

Les univers sont juxtaposés et confondus. Cette convergence numérique rend la séparation des genres progressivement et insidieusement impossible.

Nos actions professionnelles sont observées comme celles de la vie privée, pour peu que l’information fusse publiée. L’auteur est identifié.

Si je publie sur mon blog personnel un extrait d’un rapport réalisé dans le cadre de mon entreprise, des similitudes seront détectées. Au minimum, les deux identités seront corroborées, un certain anonymat révélé, au pire on saura dénoncer une utilisation abusive.

 

Constat

Des outils résidents pour vos machines ou en location de services distants, toujours par le biais d’une offre de base gratuite, vous démontre que cela est possible et fructueux, car cela va défendre vos droits.

Avec à chaque fois une bonne raison de le faire, chacun va s’emparer de l’information résultante d’une analyse par comparaison : l’auteur, l’éditeur, l’employeur, etc…

Nous voici à l’aube de l’ère de la révélation numérique de nos comportements, peut-être au début d’une grande époque de délation numérique.

 

Maîtrise de la web-réputation

25 juin 2009

Le “Photographe” n’est pas mort!

Classé dans : mutation numérique — dhennemand @ 18:00

Communiqué officiel de Guillaume Cuvillier, rédacteur en Chef du magazine

La fin de l’illustre magazine “Le Photographe”

Classé dans : mutation numérique — dhennemand @ 11:06

Nous apprenons la suppression par le groupe de presse italien Modadori de ce beau titre historique français. Le Photographe avait presque un siècle et nous apportait régulièrement son lot d’expertises de haut niveau. Il n’est pas besoin d’être économiste chevronné pour savoir que la presse papier subit une chute vertigineuse; il est cependant désolant que des titres de qualité ne survivent pas alors que la presse populaire, curieuse, chuchotée, dénudé, voyeuriste, elle, se porte visiblement beaucoup mieux. La technique photographique se banalise déjà trop, cela ne va certainement pas aider les nouveaux entrants. Personnellement, je suis triste pour toute l’équipe très compétente de ce journal et leur adresse tous mes vœux de réussite dans leur nouvelle vie professionnelle.

22 juin 2009

Getty Images lance une nouvelle collection Flickr

Classé dans : agence, photographie — dhennemand @ 11:18

Getty Images communique aujourd’hui plus précisément sur un accord passé il y a un an avec Flickr. Il s’agit de la diffusion commerciale par le premier d’une sélection d’images provenant de l’immense gisement rassemblé par le second.

Flickr, on le sait, c’est 3 milliards d’images, l’editing réalisé par Getty, est constitué de quelques milliers de visuels, donc, quoi d’exceptionnel?

Ce qui fait du bruit dans le Landernau photographique, c’est encore cette superposition des comportements amateurs et professionnels; Flickr, gisement d’images théoriquement réalisées dans le cadre ludique des activités amateurs. Getty Images, numéro un mondial de la photographie d’illustration … professionnelle.

Alors, où est l’erreur ? Pas d’erreur semble-t-il, juste le constat que chacun se bat sur ce marché devenu fragile et que de la profusion peuvent naître « mécaniquement » certaines pépites, pour employer l’expression de l’agence; d’où l’idée de créer cette collection « Flickr ».

Évidemment, cela râle du côté des professionnels et cela se comprend, même si Getty Images a toujours su bien gérer les droits d’auteurs.

Un point original : la manière dont on peut assembler les images. Getty Images propose au consultant de réaliser ses propres « nuages d’images ». On peut dire « Web 2.0 « , on peut penser gadget ; je me demande en voyant ces propositions d’editing, si l’avenir des banques d’images est autant dans leur richesse que dans la pertinence des nouveaux modes d’accès, ceux-ci pourraient donner de l’air frais aux modes d’interrogation traditionnels quelques peu désuets.

Que deviendra cette nouvelle vitrine? Coup de pub pour être dans la mouvance ou réelle évolution des mécanismes de création et de commercialisation ? Les acheteurs seront-il séduits par cette collection? Pourquoi pas?

L’avenir nous dira si ce nouvel itinéraire du commerce de l’image se renforcera, à moins qu’un autre prenne corps, celui de la relation directe entre l’acheteur et l’amateur en ligne !

 

Simone Mazer, directrice de Getty Images France présente la nouvelle collection Flickr et son interface de consultation. lien

16 juin 2009

Paternité, recherche inversée et métadonnées !

Classé dans : notoriété numérique, métadonnée — dhennemand @ 9:06

Comme chacun sait, le renseignement de métadonnées dans un fichier image permet l’identification et la bonne compréhension d’un document.Pour l’identification de ce visuel marquant, l’utilisation d’un moteur de recherche inversé comme TinEye donne un résultat riche, mais il est difficile pour autant de remonter à la source et d’en identifier l’auteur.Si vous avez cette information, merci de bien vouloir me le transmettre.contact

11 juin 2009

La chute de la loi HADOPI : lettre ouverte à Catherine Tasca, sénatrice

Classé dans : dématérialisation — dhennemand @ 9:25

 

Madame la sénatrice,

 

Le respect pour votre fonction et votre contribution aux missions de l’Etat,

ne m’empêcheront pas de vous dire ma désapprobation face à votre promotion de la loi HADOPI.

Nous pouvons tous réfléchir aux mesures de défense à prendre en faveur des auteurs;

vous avez rappelé une évidence, l’outil est venu trop tôt et le modèle économique n’était pas prêt,

mais d’une part, on ne reviendra pas sur les facilités de communication des réseaux,

sauf à préparer des mesures relevant d’une dictature à la chinoise, et, d’autre part, la privation d’un droit à communiquer,

quelque en soit l’ordonnateur, correspondant non  pas à une privation de divertissement,

mais à la négation d’une politique, que toute nation cherche à promouvoir, de participation du citoyen à la vie numérique,

et à la dématérialisation des services administratifs.

Cette dématérialisation que notre Etat met en place depuis plusieurs années.

 

Avons-nous accumulé autant de retard dans l’adoption de ces outils de travail ?

N’y voyez aucun affront, mais assimiler le réseau aux agissements ludiques révèle soit d’une argumentation politique,

soit d’un manque de pratique au quotidien de ce qui est, non pas un jeu, mais un instrument de la démocratie. *

 

Bien à vous,

Daniel Hennemand

 

* Permettez-moi de me remémorer un souvenir datant de 1997 lorsque je prenais mes fonctions de consultant

dans une entreprise française d’informatique.

En entretien avec le responsable des services généraux, je réclamais un accès à … Internet.

Je me suis vu répondre que ces outils n’étaient pas autorisés, de même, la consultation des sites 3615 du Minitel,

je ne préciserai pas le type des sites visés, mais vous l’aurez compris.

 

Daniel Hennemand, consultant

25 mai 2009

Eric Delamarre propose trois stages de formation en gestion pour les métiers de l’image

Classé dans : Formation — dhennemand @ 9:43

1/ Programme “p0″ se déroulera le 8 juillet 2009• La déclaration d’activité et les conséquences des choix qui sont faits sur les bénéfices et les conditions de déductibilités des frais professionnels.• Le régime micro BNC et Auto-entrepreneur (Pertinence ou non pertinence de ce choix en fonction des critères précis de l’activité).• Le régime de la déclaration contrôlée (Les dépenses déductibles, frais variables et frais fixes comment maîtriser ses coûts).• Explication du fonctionnement de la TVA et les mode de déclaration (Franchise, simplifié, réèl).• Les régimes sociaux, les cas particuliers (Agessa, Maison des artistes et les cas généraux - Régime Social des Indépendants).2/ Programme “bases de départ” se déroulera le 9 juillet 2009• Calcul de coût de revient, devis et note d’auteur (règles générales et particulières)Exemple et exercice corrigés en commun• Règles de bases de comptabilité en recettes/dépenses et créances/dettes. Mise en place des postes de dépenses en fonction de son activitéApplication avec exemple d’une déclaration de BNC - 2035• Taxe professionnelle, Frais de véhicule, Amortissements ….• La prospection (base) pour se constituer un fichier et en assurer le suivi.• Techniques de ventes et d’achats (base) reconnaître et déjouer quelques méthodes rencontrées au cours des entretiens de prospection.3/ Programme “droit d’auteur ” se déroulera le 10 juillet 2009• Œuvre de l’esprit et œuvre d’art• Droit moral et droit patrimonial• Œuvre de commande et œuvre préexistante• Règles de proportionnalité et barèmes officiels, limite et conditions d’application des forfaits (selon le CPI)• Rédaction des notes d’auteur en application des règles comptables, fiscales et sociales (assujettissement, affiliation, obligations administratives ….)• Conditions précises de  l’application du taux réduit de TVA (Détail des textes officiels)• Exonération de la TP (Explications et argumentations en cas de réclamation des impôts)1 jour : 215,28 € TTC2 jours : 387,50 € TTC3 jours : 516,67 € TTCMercredi 08 juillet pour le programme “p0″Jeudi 09 juillet pour le programme “bases de départ”Vendredi 10 juillet pour le programme “droits d’auteur”Le site d’Eric Delamarre

20 mai 2009

Photothèque et Web réputation des entreprises

Classé dans : notoriété numérique, photothèque, entreprise — dhennemand @ 9:31

Nous autres, iconographes, nous avons tous milité depuis longtemps à l’enrichissement des photothèques pour une représentation exhaustive des activités de l’entreprise. Les hommes, les produits, les services et dans le passé, les outils de production, tout devait être représenté et disponible pour les besoins d’illustration des agences ou des services internes.
On pouvait déjà évoquer le « profil d’une entreprise » à la lecture de sa représentation photographique.L’exploration d’un fonds d’images et la compréhension de son organisation rendait compte d’un métier, d’un positionnement et de la personnalité des dirigeants pour peu que les choix fussent réfléchis.
Aujourd’hui, nous voyons le périmètre de représentation de l’entreprise s’élargir, en interne avec des photothèques concurrencées par des sources qui diffusent sans forcément thésauriser l’image et en externe avec une croissance forte de sa représentation dans les différents médias électroniques.
Cette deuxième représentation devient majeure, elle impacte fortement la réputation de l’entreprise, car sa progression est de type viral, c’est-à-dire exponentielle, et elle est difficilement contrôlable car reprise et commentée par les communautés et les auteurs indépendants.
La communication visuelle n’est plus l’apanage d’une instance officielle délivrant des éléments maîtrisés, elle est constitutive de l’ensemble du verbe et de l’image bouillonnant sur les réseaux.
Au-delà de choix esthétiques et sémantiques, il est urgent de prendre conscience que le message initial peut être brouillé par une noria d’éléments non certifiés issus d’auteurs bien ou mal intentionnés.
Nous parlons ici de l’image, mais la communication dans son ensemble est concernée et nous savons qu’un déficit de réputation sur le web est néfaste.
Si la « web réputation par l’image » paraît facile à sonder, elle est complexe à contrôler et nous pensons que cette veille doit être réalisée par des professionnels de l’image. Si chacun peut scanner sa présence sur Facebook, Flickr, Picasa ou Google Images, il est moins aisé d’évaluer les messages induits et de détecter une éventuelle composante négative dans une représentation.
En tant que professionnels de l’image, nous cherchons à maîtriser la représentation photographique de l’entreprise. Seules des actions régulières de veille, de référencement manuel et de publication d’éléments certifiés peuvent assurer la construction et le maintien d’un profil numérique positif.

Quatre tests effectués cette semaine pour nous convaincre :

 

  • Entreprise A : recherche ouverte : buzz important : premier visuel : lien vers le site d’un syndicat fortement critique à l’encontre de la politique de l’entreprise.
  • Entreprise B : résultat faible sur le site communautaire Flickr, mais proposant un visuel à connotation « catastrophiste » pour les services de ladite entreprise. Visuel esthétique mais très négatif.
  • Entreprise C : recherche ouverte : buzz important : sur la première page : lien vers le site du PCF évoquant la dégradation du statut des salariés de cette entreprise.
  • Entreprise D / vins et spiritueux : recherche ouverte : sur la première page d’une mosaïque : lien avec un blog personnel d’un salarié. On y trouve un superbe visuel où toute la famille, parents et enfants, sont entourés de bouteilles, emblème depuis un siècle de la fabrique que je ne peux pas citer ici!

 www.edillia.com

18 mai 2009

HADOPI & archaïsme

Classé dans : L'air du temps — dhennemand @ 7:53

Depuis plusieurs années, j’espère et attends la suppression “papiers” de tous mes échanges avec l’administration et la collectivité en général. J’y suis presque arrivé; plus de courrier par voie postale, sauf la pub. Depuis plusieurs années l’état réorganise ses services pour arriver à un certain niveau de performances dans les domaines de la dématérialisation. Parallèlement à cela, certains hommes politiques hors d’âge, du moins culturellement, ont cru bon de céder au lobbying des éditeurs musicaux traditionnellement passifs; le label allemand Odéon, en 1905 déjà, gravait la matrice de ses disques en ménageant une marge à mi-course de la plage pour éviter les copies illicites. Après des années d’immobilisme de part et d’autres, ces majors et beaucoup de nos hommes politiques qui ne semblent toujours pas utiliser les outils de communication numérique, on nous sert cette loi absurde, non pas par l’esprit, car la défense des créateurs et des producteurs est tout à faire louable, mais par une incompatibilité avec le réel. Si tu copies, je te coupe le réseau! Donc, tu n’auras plus accès à tous les services publics et privés qui font de toi un homme numérique du XXI ème siècle, ce qui est souhaitable pour la communauté : banque, impôts, assurance, mutuelle et j’allais oublier, achat en ligne! J’espère que les brillants cerveaux qui ont élaboré cette loi ont pensé à faire rétablir dans le cas d’une suspension, le bon vieux courrier ”papier” indispensable pour que le délinquant puisse continuer à payer ses impôts.

NB : amateur de musique, j’achète légalement mes disques. Sur plusieurs dizaines de milliers de disques 78, 33, 45 tours, et CD, je dois avoir enfreint la loi sur la propriété artistique avec moins de dix copies “pirates”.  Ce n’est absolument pas le sujet.Loi HADOPI

conseil & formation

13 mars 2009

L’image des marques, simplification ou lassitude ?

Classé dans : L'air du temps — dhennemand @ 10:14

Vu, hier soir au Salon du Livre, le grand stand de Radio France, avec l’affichage de ses belles marques-stations.

Juste avant, une connexion sur le site d’Adobe avec les produits que touts le monde connaît.

Ces logos datent de 2008 pour Adobe, je crois et 2007 pour RF.

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