Photothèque en ligne : une histoire de fichiers

24 février 2014

Fontaine Walace en cours de réfection recouverte de peinture au minium, Paris - Photo Daniel Hennemand

Petit rappel de cohérence nécessaire des images numériques mises à la disposition des usagers des photothèques ou des médiathèques d’entreprises.
On peut distinguer trois grandes catégories de fichiers images, photographies ou illustrations en général :
- Les fichiers natifs de prise de vue ou des arts graphiques
- Les fichiers destinés à l’édition/impression offset
- Les fichiers destinés au web et à la bureautique
Un des avantages de la constitution d’un fonds de documents numériques est leur (ré)utilisation par le plus grand nombre. Les utilisateurs peuvent trouver des illustrations en recherchant et en récupérant des objets avec toutes les garanties requises en termes documentaire (bonne version d’un produit), technique (fichier techniquement exploitable), juridique (garantie du bon droit à utiliser ce fichier pour un type d’exploitation) et esthétique (vue sous l’angle le plus valorisant).
Dans le contexte d’une médiathèque, il est de coutume de ne pas mettre à disposition des fichiers natifs car impropres à l’utilisation par le plus grand nombre; la plupart des utilisateurs ne possèdent  pas les logiciels adéquats. Pour autant, certains services d’édition ou de communication requièrent des fichiers haut de gamme ou techniquement sophistiqués (comportant des calques par exemple). Il faut donc définir les profils utilisateurs et les applications possibles de ces fichiers partagés; quels fichiers pour quels besoins? L’adage « Qui peut le plus peut le moins » n’est pas toujours valable dans ce contexte; il est certain qu’un fichier lourd au format .tif en quatre couleurs risque de désorienter un collaborateur en quête de visuels pour une présentation PowerPoint.
1- Les fichiers natifs de prise de vue ou des arts graphiques
Prise de vue :
Un boîtier standard professionnel génère des images définies par trois couleurs primaires : le rouge, le vert et le bleu.
Aujourd’hui, l’équivalent d’un appareil 24×36 délivre nativement des fichiers d’environ 35 Mo. en plusieurs standards possibles :
- Raw, c’est-à-dire le format d’enregistrement du capteur du boîtier; chaque constructeur possède un standard propriétaire. Ils délivrent des fichiers que l’on peut appeler, par analogie avec l’argentique, des « négatifs », propres à être développés; interprétables en post-production où ses caractéristiques sont modifiées : température de couleur, luminosité, contraste, masquage, révélation des lumières dans les zones sombres, etc. Les fichiers au standard Raw représentent donc des états numériques avant traitement et ne sont pas à partager dans une médiathèque. Ils sont la propriété du créateur de l’image qui saura éventuellement fournir à la demande de nouvelles interprétations.
- Tif : format généré jusqu’alors par les boîtiers, sans compression de données donc sans dégradation, utilisable par les utilisateurs de logiciels de retouche tel Adobe Photoshop. Ils peuvent intégrer des calques utiles à la retouche et au détourage.
- Jpg : format universel compressé; le propre de ce standard mis au point pour véhiculer et diffuser sur les réseaux des images à des poids moindre. La compression équivaut à une dégradation et celle-ci doit être minimale. Ce taux de compression doit être connu en phase d’exploitation (forte/faible). Une forte compression provoque la production de fichiers de faible poids mais de qualité médiocre. Ce défaut apparaît rarement à l’écran où l’image est toujours belle, cela se révèle en revanche à l’impression.
Studio arts graphiques : hors modélisation 3D , en création et retouche, les designers utilisent principalement deux logiciels : Adobe Photoshop et Adobe Illustrator.
  • Photoshop interprète et génère des images dites bitmap (définies point par point) pour la retouche des photographies ou du dessin à main levée. La qualité d’un visuel dépend des dimensions et de la résolution du fichier. Lors de l’évolution du logiciel, Adobe a intégré des couches vectorielles de travail. L’extension d’Adobe Photoshop est « .psd ».
  • Illustrator permet la création de figures en tracés, l’image n’est pas constituée d’une suite de points, mais créée à partir de courbes mathématiques; formes sophistiquées au-delà du trait, du carré ou du rond, jusqu’au dessin. La définition de ces fichiers ne dépend pas du taux d’agrandissement. Illustrator permet le traçage autour d’une forme, intéressant pour « détourer » un objet photographié que l’on souhaite extraire de son décor originel (ôter le fond) pour pouvoir le replacer dans un nouveau décors. L’extension d’Adobe Illustrator est « .ai », on rend les fichiers universels et réutilisables par d’autres logiciels en le convertissant en « .eps » « Encapsuled Postcript ». Ce format est tout à fait indiqué pour la fabrication des plans et schémas techniques.
2- Les fichiers destinés à l’édition/impression offset
En fait, tous les formats sont acceptables puisque les designers possèdent à la fois les outils cités plus haut et le savoir-faire. Les formats suivants peuvent donc être communiqués à un studio : .ai; .eps; .tif; psd.
Rappelons qu’un fichier image est défini par trois caractéristiques dont deux suffisent à déduire la troisième : le poids en octets, les dimensions en pixels et la résolution en point par pouce (dpi), c’est à dire le nombre de points définissant l’image sur une distance fixée par la norme (dot per inch / 2,54 cm). Plus la résolution est importante (150, 300, 400), plus la définition sera grande. La norme en offset exige encore aujourd’hui une résolution de 300 dpi. Pour une impression dite à jet d’encre une résolution de 200 suffit et l’impression de bâches grands formats peut se satisfaire d’une résolution de 120 dpi.
Rappelons cependant qu’à ce niveau intervient une phase importante de conversion des fichiers pour les rendre imprimables par les techniques offset; il s’agit de la conversion de trois couleurs (fichiers issus de la prise de vue) en quatre couleurs (jaune, magenta, cyan, noir; CMJN ou en anglais CMYK)), « couches » primaires requises pour l’impression offset en quatre passes.
La conversion est délicate, autrefois assurée par des spécialistes (photograveurs), mais assumée aujourd’hui par tous les utilisateurs de Photoshop; évolution délicate mais inévitable.
La palette 4 couleurs étant restreinte par rapport à celle de l’univers 3 couleurs, il y a dégradation lors de la conversion, là où beaucoup de nuances d’une même couleurs sont requises; on parlait d’interprétation du chromiste; convertir un bleu de prise de vue en un ton imprimable en offset.
L’opération inverse est délicate. Un bleu photographique fait de trois couleurs primaires est converti en quatre couleurs imprimables, mais le retour aux trois couleurs, indispensables à l’affichage écran Web, devient scabreux sans référentiel colorimétrique (valeur de comparaison), dix bleus RVB possibles à partir d’un seul bleu CMJN. La conversion en trois couleurs n’attribue pas nécessairement le ton dans la zone d’origine. Diffuser des fichiers quatre couleurs en vue de conversion par des utilisateurs non aguerris rend possible des dérives colorimétriques, ce qui peut être gênant pour le rendu d’un produit ou un logo. De plus les latitudes en redimensionnement sont limitées (+70%/-30%).
La solution est de constituer dans la mesure du possible un fonds cohérent de fichiers trois couleurs qui pourront être convertis au besoin en quatre couleurs et si possible jamais dans le sens inverse par des néophytes.
3- Les fichiers destinés au web et à la bureautique
Les fichiers destinés à l’affichage écran pour le Web ou aux applications telles que PowerPoint ou Word requièrent des poids de fichiers moindre.
Les standards imposés pour l’écran sont le .jpg pour la photographie avec une palette de plusieurs millions de couleurs pour les afficher, et le .gif pour les schémas et autres aplats avec une palette de 256 nuances maximum.
Pondération
Le rôle d’une médiathèque est de centraliser des éléments certifiés (documentaire, technique, juridique et esthétique) destinés à des usages multiples. Nous avons vu que ces utilisations requéraient des fichiers aux caractéristiques différentes. Il faut donc à la fois recenser ces usages et décider des caractéristiques communes de fichiers les plus universels possibles. Un des avantages des solutions de médiathèques est de générer à la demande lors du téléchargement des fichiers adéquats. L’utilisateur déclare sont intention en termes d’applications; le système en déduit quelles caractéristiques le fichier exporté doit posséder (impression, affichage écran, etc.).
Pour l’impression offset => le fichier le plus performant disponible avec une résolution de 300 dpi; pour une application web, un fichier de quelques méga octets suffit à 72 dpi.
Les appellations anciennes sont « haute définition » pour le premier cas et « basse définition » pour le second, mais pour bien les utiliser, il ne faut pas se limiter au poids, car il ne détermine ni la résolution, ni l’univers colorimétrique (3C ou 4C).
- Fichiers photographiques universelles pour des applications de communication :
Standard : .jpg,
Taux de compression : minimal / « qualité maximale » dans Photoshop
Résolution : 300 dpi
Poids : 24 Mo. pour couvrir un A4. Les 35 Mo. natifs des capteurs actuels permet un recadrage
Univers colorimétrique : 3 couleurs RVB
- Fichiers détourés
Standard : .gif ou .tif
Résolution : 300 dpi
Poids : variable selon application
Univers colorimétrique : suivant le mode de création
Daniel Hennemand
v1.2

Gérer ses photos numériques

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2014

27 décembre 2013
Cimaise en contre-plongée, 2012, MAC/VAL Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

Cimaise en contre-plongée, 2012, MAC/VAL Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

Le choix de transmettre ses images numériques

22 août 2013
Sauvegarder son patrimoine photographique numérique

Sauvegarder son patrimoine photographique numérique - Photo Daniel Hennemand

La photographie est fatalement numérique. Pour autant la littérature pouvant nous fournir une information fiable sur la sauvegarde de ces fichiers reste bien modeste. Les techniques d’archivage ne sont pas connues de tous, ni des créateurs s’interrogeant sur le devenir de leur production, ni de ceux susceptibles de les récupérer en héritage. Il faut donc organiser la transmission des fichiers. Sécuriser ce qui n’est pas « lisible à l’œil nu » reste complexe. Pour les photos de vacances de la famille, le conseil facile est toujours à considérer la confection d’albums d’images sur papier comme la seule garantie pour transmettre un héritage aux générations futures.
Cependant, les techniques d’archivage ne traitent pas en elles-mêmes le grand sujet de la mémoire numérique. La sauvegarde des images est bien plus complexe et soulève des questions d’ordre psychologique et intellectuel voir moral.

« You press the button, we do the rest. »

12 août 2013
Palazzo Altemps, Rome, Italie - Photographie Daniel Hennemand 2012

Palazzo Altemps, Rome, Italie - Photo. Daniel Hennemand 2012

Le nouvel Observateur/Le Plus m’a demandé de rédiger ce mois-ci un article sur la photographie en vacances; observation des comportements, nécessité de trier et de sauvegarder sa production. En voici le contenu.
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Fusion de deux photothèques d’entreprises

17 juillet 2013

Fusion de deux fonds photographiques d'entreprises - Illustration Daniel Hennemand

Lors d’une nouvelle session de formation en gestion de photothèque*, nous avons pu traiter un cas intéressant de projet de fusion de deux fonds photographiques de deux entreprises d’un même secteur d’activités, la première venant de racheter la seconde.
Cette formation, est toujours articulée en quatre parties :
  • Qu’est-ce qu’un projet?
  • La production,
  • La gestion,
  • La diffusion,
Nous avons pu en deux jours nous poser les questions particulièrement pertinentes dans un cas typique de refonte.
De toutes évidences, les traditions sont différentes d’une entreprise à l’autre et d’un pays à l’autre.
L’une des entreprises utilise une solution de gestion de photothèque d’un éditeur privé, la seconde avait préféré développer une solution en interne!
Les typologies, même pour des métiers semblables, les modes d’alimentation, d’indexation et de diffusions sont différents. Pourtant, tout doit être fait pour que cette réunion de moyens et de patrimoines soit un succès.
L’orientation actuelle laisse à penser qu’aucun des outils de gestion d’images en place ne sera retenu, une bonne occasion pour revoir les processus de production, de gestion et de partage :
  • Etude du contrat liant l’entreprise à l’éditeur en place pour la bonne récupération des actifs.
  • Expertise sémantique des fonds (pertinence, obsolescence).
  • Analyse et refonte des plans de classement.
  • Adaptation et fusion des thesaurus.
  • Récupération des existants : qualité des documents numérisés et des originaux numériques jusqu’ici exploités, localisation des originaux, évaluation des pourcentages opérationnels, coût.
  • Qualité des indexations existantes.
  • Homogénéité du traitement juridique des éléments en ligne, renégociation des contrats avec les photographes identifiés.
  • Définition des caractéristiques des fichiers à produire et à proposer à la diffusion (poids, standards, dimensions, taux de compression)?
  • Mise en place de nouvelles procédures de gestion contributive (indexation participative).
  • Automatisation de l’enrichissement en métadonnées des objets intégrés à la photothèque.
  • Processus et garantie de sauvegarde.
Ces questions techniques ne sauraient être traitées avant la réalisation d’une étude des besoins car les traditions et les ressources d’une entreprise à l’autre sont différentes. La fusion révèlera au niveau de la communication par l’image des besoins nouveaux, des ressources internes ou sous-traitées avec de nouveaux budgets. Entre autre, la décision d’intégrer ou non les équipements d’hébergement et logiciel devrait dépendre de la réponse du nouveau service informatique qui semble vouloir imposer un standard particulier; s’orientera-t-il vers un développement spécifique? Le haut niveau des solutions locatives actuelles devrait pourtant les séduire.
Daniel Hennemand, v1.2
* Comment gérer sa photothèque, session de 2 jours

Être photographe aujourd’hui

27 juin 2013

in Gérer ses photos numériques, Daniel Hennemand, éditions Eyrolles, Paris, 2009

Sarkis, Trésor de la mémoire (les onze enfants de l'histoire du cinéma), 2002, acquisition MAC/VAL Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine - photo Daniel Hennemand

Le photographe amateur est souvent un émotif enthousiaste au comportement subjectif, tandis que le professionnel est un traducteur de concepts, un témoin objectif ou critique de situations ou d’événements, un révélateur, un pédagogue, un « magnifieur »… En fait, c’est avant tout un créateur mettant à profit ses connaissances   : savoir élaborer et réaliser une image, mettre à profit sa culture des arts visuels et maîtriser les équipements employés.
Spontanément, ou sur commande, le créateur instille un sens, met en place des éléments graphiques, des êtres animés, construit des rapports entre eux et maîtrise l’espace, le temps, les formes, les textures, les couleurs… C’est une tentative d’écriture totale, dans un espace et un cadre limité, à un temps donné.

Conférences du Forum Pro-Images 2013

26 juin 2013
Présentations / appuis visuels des conférences du FORUM PRO Images
des 24 & 25 juin 2013 au Parc de Bercy à Paris
Si vous souhaitez recevoir l’une d’entre elles, merci de me contacter.
Daniel Hennemand

Cycle de conférences au Forum Pro-Images

17 juin 2013

Forum Pro-Images, les 24 et 25 juin 2013 au Parc de Bercy à Paris

Jean-François Fortchantre nous convie une nouvelle fois à prendre le pouls des techniques de la photographie professionnelle et de la vidéo HD.

En parallèle à l’exposition où seront présentes les plus grandes marques, un cycle de conférences sur deux jours est organisé. Vous trouverez le programme en cliquant sur ce lien

Voici le résumé de mes deux interventions.

Pourquoi documenter ses images?

Voir, comprendre et vendre une image

Le photographe témoigne et rend compte d’un événement. Pour la bonne compréhension de son travail, il est amené à rédiger une légende. Deux phénomènes interagissent aujourd’hui et rendent cette étape indispensable. D’une part la crise rend ce métier extrêmement concurrentiel, le commentaire est un plus; d’autre part, les outils désormais communs à tous les acteurs à la chaîne de traitement de l’image facilitent le partage et l’enrichissement des informations. Le photographe, l’iconographe, le rédacteur, le responsable de photothèque en entreprise, chacun collabore à la documentation de l’image.

Pour le photographe, livrer une image enrichie est non seulement commercialement une valeur ajoutée, mais cela devient une arme pour combattre la banalité et la neutralité de l’image d’illustration à bas coût venant de nulle part.

Nous décrirons les différentes étapes de ce flux de production documentaire.

Faut-il publier ses images sur Internet?

Organisation, procédures et outils

A tord ou à raison, chacun se méfie, croit pouvoir empêcher le piratage de ses images en les tatouant ou en les publiant sur des sites verrouillés, mais qu’en est-il réellement? Nous ferons le point sur les mesures accessibles et efficaces pour assurer à la fois la visibilité des créateurs sur la toile et leur offrir une protection indispensable. Les moyens à employer sont parfois surprenants.

Daniel Hennemand, v1.1

Pour s’inscrire au Forum Pro-Images

Abode dans le nuage et les photographes les pieds sur terre

9 mai 2013
Exposition "Dynamo, un siècle de lumière et de mouvement dans l'art, 1913-2013", Grand-Palais 2013

Exposition "Dynamo, un siècle de lumière et de mouvement dans l'art, 1913-2013", Grand-Palais 2013 - Photo Daniel Hennemand

En commentaire de l’article de Thierry Dehesdin sur son blog Carnet de recherche visuel Derrière la caméra / Culturevisuelle.org : «  Adobe et son Cloud commencent à me les briser menu  »

N’oubliez pas de lire l’intéressant article de Thierry Dehesdin.

Notre statut d’utilisateur de logiciels installés sur nos disques est de plus en plus fragile. Le pouvoir des éditeurs est immense car nous ne sommes que de piètres locataires de programmes et non propriétaires. C’est comme louer une photographie pour une utilisation, on n’achète pas l’œuvre – enfin, en France dans l’ancien temps ;-) -.

Le modèle économique de loueur de services en ligne avec les exemples éclatants d’Apple et de Google attire tous les acteurs de l’informatique. Le monde du web déteint sur le monde des arts graphiques. Il sera de moins en moins autorisé à détenir un programme, tout sera fait pour nous pousser vers une dépendance à la connexion permanente.

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Pourquoi les disques durs n’apportent-ils pas de solution fiable?

4 mai 2013
Empilement de disques durs hors-services - Photographie Daniel Hennemand

Empilement de disques durs hors-services - Photo. Daniel Hennemand, 2013

La sauvegarde de nos documents numériques est indispensable, nous le savons tous. Le dire c’est bien, le faire évidemment c’est mieux, mais pourquoi faut-il toujours affirmer la supériorité d’une solution sur telle autre, celle des disques durs par exemple? Les constructeurs feraient-ils du lobbying?
Bien-sûr, les supports optiques vieillissent tous hélas, la seule précaution à prendre est de les surveiller, qui le fait réellement, en dépit de nos beaux conseils. Mais pour ce qui est des disques durs, nous rencontrons de semblables avanies et mon cimetière de disques externes s’accroît d’année en année! Heureusement, nous avons dorénavant à notre disposition des offres accessibles de sauvegarde distante. Ce n’est pas la panacée, mais cela nous permet de mixer les solutions.
En fait, l’essentiel est d’obéir à deux préceptes :
  • L’enregistrement des données doit être dédoublé en des lieux différents,
  • Toute procédure de sauvegarde doit être automatisée.
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